Marathon d’Edimbourg 2022 3


Voici les récits de course du marathon d’Edimbourg qui s’est déroulé le dimanche 29 Mai 2022.

Récit d’Eric : 24 eme marathon, un dossard en cadeau d’anniversaire !

Eh oui en septembre 2019, j’ai reçu en cadeau ce dossard pour le marathon d’Edinburgh et je tenais particulièrement à remercier ceux du club qui ont participé à celui-ci et ils se reconnaîtrons… Comme je suis un petit malin, je propose à ma femme, pour ses 50 ans un voyage soit en écosse soit à Poitier au FUTUROSCOPE : d’après vous quel a été son choix ? Mdr… Suite à la période épidémique, marathon en 2020, reporté en 2021, reporté en 2022 !

Et nous voilà le 25 mai 2022, anniversaire des 52 ans de ma femme et nous voilà partis en compagnie des MASSETs pour cette belle expédition !

Nous atterrissons à EDINBURGH en fin d’après midi. Après récupération de notre véhicule de location, direction Dumferline pour une nuit sur la route du château de Dunnotar de Stonehaven que nous visiterons dès le lendemain en y allant à pied (un rêve ce chemin d’accès au château,  Brave Heart n’est pas loin et des paysages à couper le souffle) car nous dormirons juste à côté du château en contrebas de celui-ci dans ce village de pêcheur « mignonnet » . Direction Pitlochry en faisant un arrêt sur BALMORAL pour dire bonjour à la QUEEN… puis un parcours magnifique dans les Highlands : des paysages magnifiques mais une route tortueuse : merci à notre chauffeur président ! Car conduire à gauche, c’est pas si simple. Visite du château de BLAIR : magnifique et de la QUEEN’s view ! Et retour sur Edinbourg, le samedi matin pour visiter la ville incroyable surtout la vieille ville mais que de km parcourus : merci Laurent et Isa qui sont infatigables, moi et Valérie derrière pour au final 18 km au compteur ! … ça va piquer ! Le marathon part tard pour 10 heures le lendemain, ce qui nous laisse le temps d’être plus que crédible en écossais !

Arrivés en avance avec Mac Ouille, je lui laisse choisir son côté car c’est le président… nous voilà photographiés par beaucoup de coureurs car très peu se déguisent sur cette course, alors nous faisons sensation et ensuite nous sommes interviewés par une vieille dame en tweed de la BBC, la Claire CHAZAL écossaise !

Nous rejoignons notre SAS et notre folle aventure commence : le temps est clément, alternance de soleil et de nuage tout le long du parcours et un petit vent frais qui nous sauve de la chaleur (une pensée pour Edwin ! ) nous avons un franc succès dans cette tenue le public nous acclame avec let’s go Scottish’s mens, freedom, well done et j’en passe ! Une fierté de voir des hommes écossais alors je fais bien mon Mac Ouille et mon président aussi ! Je lève le bras en serrant le poing et après l’ovation, pour que le public comprennent que nous sommes français , je dis : Merciii beaucooooouuuup avec leur accent ! Un kiff de voir leur regard interrogatif avant de comprendre ! Bref un beau marathon à garder dans sa mémoire les 7 premiers km sont descendants et après une brève visite de la ville, nous passons en bord de mer, secteur joli mais interminable car nous longeons la côte jusqu’au 30ième où nous faisons enfin demi tour ! Yoda et moi ralentissons l’allure vers le 27 28ieme km mais dès que les encouragements grondent, je sens que j’accélère et je me retourne pour garder un l’œil sur notre président ! Notre arrivée reste mémorable car les écossais tapent des pieds et des mains sur les rampes en plastiques qui longent les derniers 300m lorsqu’ils n’ont pas le poings levés : un kiff total ! Et un de plus, belle médaille…

Un retour à notre appartement plus compliqué car il faut marcher 2 miles pour reprendre le bus puis 50 mn avant de retrouver nos écossaises du week end! Ces quelques lignes sont écrites directement du vol retour mais je suis conquis par ce pays et ses habitants si fiers de leur culture et de leur pays et je pense y retourner bientôt pour explorer encore un peu plus… !!!

Vivement le prochain dans quelques jours avec certains d’entre vous !

Asment vôtre, Éric L

 

Récit de Laurent M : Scotland Freedom !

Edinburg Marathon 2022 : le dernier de mes dossards reportés en 2020. C’était également l’occasion de faire un petit road trip en Ecosse avec Eric et nos épouses dans cette magnifique contrée.

Après un voyage qui nous a conduit, successivement, sur la côte Est jusqu’en dessous d’Aberdeen puis la traversée des Highlands, le tout avec une météo qui n’avait rien d’écossaise puisque le soleil a toujours été des nôtres ainsi que le vent d’ailleurs, nous terminons nos pérégrinations avec le joyau de l’Ecosse : Edinburgh, une splendide cité médiévale que je vous recommande et qui sera le théâtre du « Edinburh Marathon Festival » qui réunit plus de 40.000 coureurs sur un week-end avec des courses enfants, un 10 km, un semi et bien sûr le « Full » comme on dit ici pour le 42.195 km.

Sitôt arrivés, les visites commencent. On retire rapidement les dossards au Dynamic Earth où le village-marathon est quasi-inexistant, et nous arpenterons toute la journée les différents quartiers de la ville : Old Town et New Town, Dean Village, jusqu‘à la colline de Carlton Hill qui offre un beau panorama. Ce sera, au total, près d’une vingtaine de kilomètres arpentés ce samedi !

Autant dire qu’au terme de ce marathon avant l’heure, nous serons bien cuits. D’autant plus que bières et whiskys ont accompagnés tous nos repas pendant notre séjour.

En guise de pasta-party, nous dénicherons une authentique trattoria italienne avec de succulentes pâtes. La soirée sera des plus courtes car nous sommes claqués.

Dimanche matin : le départ du marathon est fixé à 10 heures. Cette heure tardive nous permet de ne pas partir aux aurores comme d’habitude, d’autant plus que l’emplacement du départ n’est qu’à 2 km, au pied d’un ancien volcan, « the Arthur’s Seat », au sein d’Hollyroad Park, gigantesque océan de verdure aux landes désolées et aux falaises vertigineuses.

Avec nos déguisements de Scottish, jusqu’aux visages peinturlurés au motif de la Croix de St André, le légendaire drapeau Ecossais, nous faisons sensation parmi les 8.000 coureurs du marathon. Il faut avouer que nous serons moins d’une dizaine à nous être costumés. Après plusieurs dizaines de photos prises en compagnie des coureurs, nous sommes sollicités par la BBC locale pour une interview TV à quelques centaines de mètres de là. Leur plus grande surprise est de constater que nous sommes en fait des Frenchies venus, sans pression, courir leur marathon en s’amusant.

Puis, nous regagnons notre sas où nous tombons sur des Français qui constituent, aujourd’hui, un important contingent, certainement le plus significatif parmi les étrangers.

Eric et moi avons défini un target autour des 4h15. Nous partons tout de même un peu vite sur une allure de 5’30/km. Les 7 premiers kilomètres se font en descente vers la Mer du Nord. Auparavant, nous allons emprunter le fameux « Royal Mile », artère historique au sein de Old Town, percée au XVIème siècle. Les spectateurs y sont présents en grand nombre et très démonstratifs. Il s’agit de ne pas s’emballer…

Arrivés en bord de mer, nous courons sur Portobello Beach, bordée de superbes villas cossues qui n’est pas sans rappeler Cabourg ou Houlgate. Puis nous atteignons Musselburg, passage du semi et lieu d’arrivée. Au-delà de ce point, le parcours s’avérera d’un intérêt très quelconque. Nous ferons un aller-retour dans la campagne, puis le long de la mer jusqu’à Aberly, où nous effectuons une boucle dans le parc d’un superbe château, Gosford House, hanté si on en croit les locaux.

Le retour devient quand même plus laborieux car, si la chaleur n’est pas celle de Saumur, elle est néanmoins inhabituelle en Ecosse, surtout déguisé.

Au 34ème km, j’ai la surprise de me faire doubler par un CLM, lui aussi centenaire, et qui me raconte son périple écossais depuis 10 jours. Le temps passe ainsi plus vite.

Eric et moi ne cessons de taper dans les mains des enfants et remercions le public qui nous abreuve de tonitruants « Scotland Freedom ! » ou de « Wallace, Wallace ! ».

Le dernier kilomètre est noir de monde. Sans parler du bruit indescriptible qui y règne. Les spectateurs tapent à toute volée sur les panneaux suspendus aux barrières afin d’encourager les marathoniens sur leurs ultimes mètres. Finalement, nous franchissons la ligne d’arrivée, côte à côte, en 4h17. Timing respecté malgré les arrêts-photos.

Nous aurons encore près de 2 miles à parcourir avant de prendre le bus qui nous ramènera sur Edimbourg. Et encore 2 de plus pour remonter ensuite à la vieille ville. Je pense que ces deux marches nous ont davantage crevés que le marathon lui-même, lol.

Un peu de repos maintenant avant d’attaquer le prochain marathon, dans 15 jours.

 

Résultats :

Eric Lonchampt : 04:17
Laurent Masset : 04:17

 

Diaporama :


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