Marathon de la Loire 2022 5


Voici les récits de course du marathon de la Loire (Saumur) qui s’est déroulé le dimanche 15 Mai 2022.

 

Récit de Philippe :

L’inscription a lieu en 2019 pour une course en 2020 ( histoire de fêter dignement mes 60 ans), le covid passant par là on reporte une fois…deux fois…

( Merci Valérie pour cette endurance à maintenir l’organisation)

Mais bon, j’ai pour principe de tenir mes engagements… donc je change mon rythme de participation aux entrainements et des sorties WE

et je suis les conseils de nos marathoniens expérimentés et bienveillants de ce club décidément par comme les autres .

Mes objectifs pour cette première ( première et unique ! mais je ne le dirais plus on se sait jamais.. 😜)

  • 1er finir
  • 2ième entre 5h et 5h30 ( éviter la voiture balai)
  • 3ième (summum secrètement intime, quoi qu’on en dise il y en a toujours un que l’on ne veut pas avouer ) juste moins de 5h

L’aventure commence samedi matin avec un départ a 8h30 pour pouvoir être au restaurant en tête à tête à 12h30 avec Cathy

Repas du soir très convivial

Préparation du kit (que des choses connues et testées .) pour le lendemain et dodo. Nuit un peu raccourcie sur le matin ( surtout ne pas regarder l’heure et essayer de se rendormir …)

 

8h30 le départ est donné, petits pas jusqu’au passage de l’arche et c’est parti.

Surtout éviter de s’emballer, donc je me surveille, enfin surtout la montre… petit à petit je perds de vue Edwin et ses compagnons de route, mais c’était prévu ( voir le début de la phrase 😊 )

Aux environs du 10ième km j’aperçois Zeclown, au loin, qui attend (et qui va m’accompagner jusqu’au bout ,encore merci 😊 ). Jusqu’au semi je tiens mon allure ( même temps qu’au semi de Cheverny).

A partir de là, l’allure deviens plus difficile à tenir ( mal au cuisses ☹ ) et je vais alterner marche rapide et reprise de course.

La chaleur commence à me peser et encore une fois, je suis les conseils de mon coach du jour (merci Zeclown)  donc je bois et je mange et je m’arrose dès que possible.

Aux environs du 28ième km l’équipe des supportrices est là et me redonne un coup boost.

Passage du pont au 39ième km,  on tient le bon bout et je vois arriver une bande de compagnons, aux looks forts remarquables 😊 , qui sont venus me rechercher pour terminer l’aventure avec moi.

Juste après, grosse émotion en entendant l’équipe de supportrices et supporters hurler leurs encouragements ..

J’ai encore quelques passages à vide dans la ville et puis la dernière ligne droite : reprendre une petite foulée, j’avoue entendre de loin les encouragements et sentir Cathy qui viens me prendre la main sur la dernière dizaine de mètres  et passer la ligne ensemble 😍.

C’est en regardant les vidéos ce matin avant de me mettre à la rédaction de ce récit que l’émotion ressurgit.

 

Temps officiel 5h32 ☹ mais super content d’avoir regagné des places tout le long du parcours , et 5h13 sur ma montre 😊 😊

Super expérience sportive et humaine à la fois,  grâce à la présence du  groupe : mes compagnons de course et les supportrices en folie et en live, sans oublier ceux qui m’ont soutenu à distance.

 

Encore merci à tous avec une pensée particulière a Edwin.

 

Récit de Marianne :

Tout a commencé à l’AG de l’ASM en 2019 quand on nous a proposé d’aller à Saumur en WE club en 2020.

Je trouvais que le semi n’était pas un nouveau challenge et j’avais envie de tenter le combiné : 12km de canoé dans le sens du courant et 17km de course à pied ensuite. Le 28/08/2019,nous prenons notre dossard. Guillaume n’était pas encore au club et avait fait sa plus grande distance sur le 15km de Versailles. Nous formons donc une équipe avec Guillaume : les MaGui

Puis arrive la COVID, une annulation de l’édition 2020, pas d’édition en 2021… En 2022 les courses reprennent vraiment, le WE s’organise. En début d’année, nous sommes 3 équipes sur le combiné…le jour J nous ne serons plus qu’une.

Carine qui fait partie d’une des équipes s’est inscrite en début d’année dans un club de kayak. On pourra faire des essais dans son club. En fait les canoës biplaces ne seront pas disponibles avant le 1er mai… C’est un peu tard. Le club contacté à Limay n’est pas disponible non plus. Nous nous rendons fin avril à coté de Anet pour faire une session découverte sur l’Eure. 1h20 avec des portions à contrecourant et dans le sens du courant. Guillaume critique beaucoup ma façon de pagayer et à l’avant on ne maitrise rien quand celui de derrière s’arrête.

Coté course à pied, le trail de Guerville a laissé des traces, contracture du muscle poplité… Après 2 séances d’ostéopathe, je décide d’abandonner mes semelles faites à l’occasion de ma périostite en 2018. Je n’ai plus mal en courant mais après et de temps en temps le genou se bloque. Bref, c’est pas la super forme.

Le WE arrive, nous covoiturons avec Caroline et Olivier. 3h de voiture sans encombre, un restaurant sans prétention, puis nous visitons les caves d’un producteur de vin pétillant. Il fait frais ça fait du bien. Je savais que les caves creusées pour construire les châteaux étaient utilisées pour la culture des champignons mais pas pour le vin. Après nous allons retirer nos dossards, laissons nos chaussures et chaussettes de courses à pieds dans un caissons qui nous attendra à la transition. Nous filons à l’hôtel. Nous retrouvons les autres sur la terrasse et écoutons les récits de Zeclown en sirotant une petite bière de printemps puis passons à table. Nous remercions Valérie pour l’organisation.

La nuit fut courte, débout à 6h, petit dej et préparation, nous partons avec les marathoniens à 7h20 de l’hôtel. Edwin nous emmène dans sa voiture ultra moderne. Leur départ à est 8h30, nous devons être à la cale Mayaud entre 8h et 8h45. Nous marchons un peu moins de 2km pour rejoindre le départ du marathon après quelque encouragements, nous nous dirigeons vers la cale. Après la pause technique, nous récupérons pagaies et gilets de sauvetage et patientons encore, petit briefing et danse de la pagaie, le départ est donné à 9h15, les canoës sont mis à l’eau trois par trois. C’est un peu la cohue pour prendre un canoë puis se mettre dans les files de départ. Nous nous asseyons puis un bénévole le pousse à l’eau. La rive étant en pente, tout l’avant du canoë rentre dans l’eau, en 1s je suis trempée jusqu’à la taille. L’eau n’est pas si froide que ça.

C’est parti ; gauche, droite, gauche, droite. Nous suivons les autres canoës pour éviter les bancs de sable, parfois la pagaie touche le fond. Nous passons un pont puis un autre puis nous passons d’un coté ou l’autre de la Loire. Premier km en 7mn, ça va, cela ne devrait pas être trop long, même si nous nous faisons doubler plus que nous doublons. Contrairement à la séance d’initiation, Guillaume trouve que cela tire sur l’avant des cuisses. Nous avons quelques difficultés à aller droit. Guillaume râle que je ne rame pas assez vite et moi je râle parce que le canoë n’arrête pas de dévier à gauche. Quelques km avant d’arriver, j’entends mon prénom depuis la berge, les supporteurs de l’ASM sont là, ils ont réussi à nous reconnaitre, ça nous booste pour la fin ! Je descends et Guillaume doit attendre pour sortir que le bénévole tire le canoë car la berge est trop abrupte. Ensuite, il faut remonter le canoë, qui parait très lourd, jusqu’au stockage, rendre les gilets et les pagaies, prendre un ravito et changer de chaussures (tout cela compte dans le temps canoë : 1h48 pour 1h26 de navigation). Nous retrouvons les marathoniens au km25, il fait chaud, Guillaume localise Edwin grâce à son téléphone, il est 3km derrière nous, nous pensions le croiser mais le timing n’a pas collé. Beaucoup marchent, il n’y a pas d’ombre, nous doublons pas mal de gens, y compris des équipes du combiné (nous allons remonter 20 places). Nous sommes bien plus lents que prévu mais il fait chaud, je démarre avec un mollet qui tire et ne me laissera tranquille qu’au km 6.

Les supporters de l’ASM sont  de nouveau là pour nous encourager, Nathalie qui nous a vu trop tard court et nous double pour prendre des photos. Tous les km il y a des animations parfois très bizarres : dont une avec un mec qui parle dans un micro et une fille très très légèrement vêtue danse sur le toit d’une voiturette, d’autres fois il y a de la musique entrainante. Nous arrivons à l’entrée de Saumur mais il reste encore des km, nous ne sommes qu’au 11ème, nous égrainons les km comme si nous étions sur un marathon. Depuis le 25ème, les secours sont de partout, les gens font des malaises à cause de la chaleur. Guillaume pense à son binôme de l’Ecotrail, Edwin, qui doit souffrir sur cette distance avec cette chaleur. Nous passons un premier pont (ça grimpe un peu), un petit tour sur une ile puis le second pont, il y a de plus en plus de monde, j’aperçois Sandrine Lemanceau à la sortie du pont, il reste 2,5km, il fait trop chaud, il y a quelques brumisateurs ou certains habitants qui arrosent les coureurs, la fin des bouteilles finissent sur ma nuque et mon dos. Après un tour dans la vieille ville, nous longeons la Loire, c’est long… J’accélère et nous doublons un binôme de combiné juste avant la ligne d’arrivée. Nous récupérons nos médailles… Il fait chaud.

Nous retrouvons Julien et Benjamin qui l’a accompagné sur les derniers 17km, nous buvons pour essayer de faire baisser la température, j’attrape 2 Tucs puis nous cherchons un endroit pour voir passer Edwin, il arrive accompagné par les autres membres du club, je le trouve blanc, absent, on dirait qu’il ne nous entend pas, il ne contrôle plus trop ses membres, on dirait un pantin désarticulé. Yoda s’arrête pour nous donner quelques nouvelles, il est dans le dur, il est déjà tombé plus tôt, il reste 2,5km. Nous décidons de les attendre un peu plus loin avant d’aller à l’arrivée. Nous attendons, repérons des coureurs qui étaient devant lui mais il n’arrive pas, la position de son tel ne bouge plus, nous décidons de retourner vers la sortie du pont. Ils sont presque tous là, il a perdu connaissance peu de temps après qu’on l’ait vu et est adossé à un mur. Il est pris en charge par les secours sur un fauteuil. Guillaume lui dit quelques mots. Il sera mis sous perf de glucose et sel minéraux. Je suis tellement déçue pour lui, si près du but 😢.

Philippe arrive accompagné de Zeclown, nous l’encourageons, il parait très ému, les marathoniens repartent avec lui. Nous retournons chercher nos chaussures de canoë puis rejoignons les supporters pour voir arriver Philippe. Laurent, Eric et Titi sont interviewés par le speaker.

Nous accompagnons Valérie, la femme d’Edwin jusqu’à la Tesla car elle ne sait pas où il l’a garée ce matin. Olivier et Caroline nous ramènent à l’hôtel pour la douche (brulante ! le mitigeur étant coincé). Le trajet retour sera plus rock’n roll, waze nous fait sortir puis re-rentrer puis nous rencontrons une série d’accordéons. Le WE se termine avec des plateaux sushi commandés dans la voiture… Merci Caro et Olivier pour l’idée.

 

Merci Valérie pour l’organisation,

Merci aux supporters pour les encouragements,

Merci à Caroline et Olivier pour le co-voiturage,

Bravo à tous pour vos courses !

 

Récit de Laurence:

Saumur, le temps de la réflexion

Lorsque l’ASM propose en 2019 un weekend marathon à Saumur, je comptais encourager Sylvain sur le marathon.
Saumur 2019 est annulé pour cause de Covid, la date est reportée.
En 2022 le weekend à Saumur est à nouveau proposé ! Deux années séparent les deux dates, entre temps j’ai commencé à courir, grâce à Sylvain qui m’a motivé, ensuite j’ai perdu 18kg, ce qui m’a permis de bien progresser, puis les entraînements de plus en plus soutenus, alors en 2022 je me suis dis « pourquoi pas m’inscrire sur le semi marathon.

Je m’entraîne, je doute, serais-je capable d’aller jusqu’au bout ?
Entre temps Sylvain se blesse et se place sur le semi, il m’accompagnera pour mener l’allure, c’est super !

Arrive le moment tant attendu, le départ sur le pont, c’est super jolie, il fait doux c’est agréable.
Allure régulière de 6.35 tout va bien jusqu’au km10, ensuite la température monte, il fait beaucoup trop chaud, j’ai du mal à surmonter cette difficulté, je ralentis. Nous sommes doublé par le premier marathonien, je le regarde passer admirative de l’allure et impressionné par sa foulée, c’est magnifique.
Il faut repartir et tenir jusqu’au bout, je suis presque arrivé, c’est difficile, Sylvain essai de m’encourager, je l’envoie « sur les roses » avec agacement, le pauvre !
Nous arrivons sur la ligne droite de l’arrivée, que c’est long, que c’est difficile, je me cale sur la foulée de Sylvain, nous passons ensemble la ligne d’arrivée, c’est finie.
Putain, je l’ai fais !!!!

 

Récit de Laurent L :

Inscrits comme bien d’autres ASM sur ce marathon édition 2020, il a fallu être patient pour enfin profiter de ce week-end club, une fois de plus remarquablement organisé par Valérie Masset, je dirais même doublement organisé si l’on prend en compte le report de 2020. L’avantage par contre c’est que tout est déjà payé depuis 2 ans …

On arrive donc avec Les Laroche et Séverine samedi vers 11h30 en plein marché de Saumur où l’on retrouve les Masset / Lonchampt qui avaient déjà siroté une binouse, Argh ils ont pris de l’avance !  Puis direction le restaurant « Les Terrasses de Saumur » pour un déjeuner à 8 , superbe lieu idéalement situé avec un menu gastronomique de haute volée. Ensuite direction les caves de Bouvet Ladubay pour une visite / dégustation où nous allons retrouver le reste de la délégation ASM. Et pour finir direction l’hôtel, Binouse (enfin) et une bonne soirée diner avec toute l’équipe et les conjoints, que ca fait du bien.

Perso, à l’inverse de 2020 je n’ai aucun objectif sur ce marathon, juste le faire et accompagner Edwin pour son primo.  Le bonus c’est que ce sont greffés en accompagnateur Yoda, Eric (Frère TUC), Titi, Jean-No et Cricri et avec déguisement s’il vous plait ! Eric voulait être « raccord » avec moi côté déguisement, je lui ai dit que j’avais opté pour Robin des Bois (Un gentleman d’une autre époque !) et du coup, ni une ni deux, il sera en Frère TUC, et quel frère TUC. Titi va lui aussi opter pour la soutane, ça promet !

Jour J, petit dej à 6h en tenue, bah oui tant qu’à être ridicule ! Grosse rigolade en découvrant la tête Caro au réveil et son gâteau Sport qui ressemblait plus à un pavé de Paris-Roubaix qu’à une promesse de performance (Dommage j’ai pas pris de photo).

Départ de l’hôtel, photo de groupe, direction saumur. Plus on approche du site de départ, plus on nous regarde comme des curiosités, pas beaucoup de déguisements donc on fait un peu l’attraction. Il est 8h30, 22 degrés, c’est encore gérable.

Départ ! Comme les 2 premiers kilos se font dans la ville, on a droit à un public remarquable, on profite à fond, le parcours sur le premier semi est relativement ombragé, le soleil est derrière les nuages, et ca commence à raconter des vannes et des conneries en tout genre, c’est mon passe-temps favoris pendant une course pour détendre l’atmosphère et dédramatiser l’exercice.

Le côté Robin des bois fait mouche, un peu comme Césaric au MdP (acclamé par les jolies filles et les pompiers !), j’ai droit à des attentions de toutes générations confondues, les petits c’est « Allez Peter-Pan», les plus grands « Allez Robin de bois» et les plus anciens « Allez Ivanhoé», J’adore !

Jusqu’au semi c’est franches rigolades et blagounettes, Edwin va bien et on est au petit soin pour qu’il ne prenne pas une allure trop rapide.

Arrivé à mi-chemin Commune de Gennes Val de Loire, on traverse le méga pont au-dessus de la Loire et l’île de Gennes, une ambiance de fou, je check les mains à droite puis à gauche …. Je cours en Zig-Zag pour aller à la rencontre des plus jeunes. On franchit le semi…

Et là sur le chemin du « retour » la course va radicalement changer de visage. Y a plus de nuage, le soleil tape et est en face de nous, plus de passages ombragés, on passe de 28 à 34 degrés en 1 heure… Dans ma tunique il doit faire 150 Degrés, elle est trempée de sueur, et ce n’est que le début. Edwin souffre aussi bien sur, alternance de course – marche à partir de 24 – 25km. En plus des ravitos, on trouve des points pour se mouiller la tête et se rafraichir, il y a aussi des brumisateurs mis en place par les locaux et ca c’est vraiment appréciable. Là on rigole plus, les blagues ont été rangées au placard et chacun livre un combat intérieur sauf peut-être Eric et Yoda nos 2 warriors. Du 28 au 37ième je me fais tantôt distancer par le groupe, tantôt je les rattrape, on commence à voir un certain nombre de coureurs allongés sur le bord de la route en état de fatigue intense, même ceux qui ont l’air costaud marchent. Et je me dis qu’Edwin doit en baver pour un primo. A partir du 37 – 38, on sent que l’on se rapproche de Saumur, je rattrape définitivement le wagon et le public est bien présent. Un peu avant le 40ième Edwin a des problèmes et il est pris en charge par Eric et l’équipe des conjoints, puis ensuite des secours… Ca me fait beaucoup de peine, et c’est pas un moment facile. L’attente est assez longue, normal, il voulait vraiment finir, et à 2km de l’arrivée qui aurait voulu abandonner ? De mon côté les jambes tétanisent et me lancent, je me dis que si je tarde trop à repartir je ne pourrais pas finir tout simplement. Je préviens Eric que Cricri et moi on part rejoindre l’arrivée car l’acide lactique fait son œuvre.

Ça ne nous fait pas plaisir mais avec Cricri on va faire les 2 derniers kilos ensemble et heureusement qu’il y a du public pour nous encourager, P… il aura fallu la mériter jusqu’au bout cette médaille !

Sur le ravito d’arrivée, je prends mon temps pour boire, m’alimenter, je m’assieds avant de faire ma crise cardiaque et commencer à virer tous mes accessoires, un finisher à côté de moi me regarde ahuri, « T’as couru déguisé avec tout ça sur le dos ? », je lui réponds « ben oui, moi je croyais qu’il faisait froid à Saumur » (Mdr), et il me dit « Mais t’es un grand malade ! », avec le recul et la température du jour, je pense qu’il avait raison, l’an prochain ce sera en Tarzan (Eric tu feras Jane ou Cheeta) !

Un marathon hors norme, pas par son tracé (assez classique en fait), mais par les conditions météo et son exposition. En tout cas, une belle expérience, et comme me l’a dit Olivier « Attention à Vichy on risque fortement d’avoir aussi chaud ! » (Oups).

Vive l’ASM et vive les week-ends sportifs en votre compagnie !

 

Récit de Gilles :

Ma première véritable sortie Club, et juste après cette période de restriction, mon premier marathon autre que celui de Paris, l’enthousiasme est au rendez-vous. La météo aussi, mais peut-être un peu trop 😉

Parlons course :

Il suffit de regarder la courbe des températures prises à la montre pour comprendre que ce Marathon a été géré comme s’il y avait eu 2 semi-marathons.

Première partie 22°C : ombre, chaleur acceptable, un rythme où j’aurai sans doute pu espérer battre mon record personnel sur un Marathon.

Seconde partie, après avoir traversé la Loire, 34°C : soleil, pas un seul moment d’ombre, une chaleur décuplée par la réverbération du bitume où le mental prend le relais sur tout le reste en écoutant deux fois plus son corps pour éviter l’hyperthermie et la perte de sodium à trop boire.

A ce titre, il faut saluer l’organisation qui, en plus de leur gentillesse, proposait un ravitaillement toutes les 5 km et la possibilité de se rafraichir entre 2 zones de ravitaillement.

Au final, je suis satisfait de ce 4h04 et de cette 1364éme position sur 2918 arrivants (164éme sur 484 à l’arrivée dans ma catégorie Master 3), mais encore plus de ma relative fraicheur à l’arrivée et ma vitesse de récupération les jours qui ont suivi !

Certains diront que j’aurai donc pu faire mieux   sans (aucun) doute. Mais au vue des conditions météorologiques, la limite entre aller plus vite et exploser pour ne pas finir est vite dépassée … et au final pour gagner quoi, 1 ou 2 minutes ? Voir passer sous les 4h ?

Trop loin de mon record personnel pour prendre le risque de ne pas finir et de me mettre dans une situation physique critique.

Les 10 derniers kilomètres, je me disais « dernier marathon, les semi c’est suffisant », mais dès mardi l’envie de courir était là, et …. quelque chose de spécial se prépare avant la fin de l’année !

Les à-côtés :

Un grand merci à l’ASM Maule, et à Valérie en particulier, pour l’organisation de toute la logistique autour du Marathon (hôtel, resto, visite de cave, covoiturage, …) . Sans tout cela, je n’aurai sans doute pas pu venir.

Visite de cave, repas très sympa, supporteurs aux 29km, … Vous êtes tous au top

 

Récit de Julien :

Marathon de Paris 2012, Etna Valetudo 2014 : 2 courses déjà bien lointaines en tête qui me rappelle de bons souvenirs et quelques souffrances.

Après 6 ans avec footing très sporadiques, 2 enfants et une installation à Maule : c’est le moment de se relancer des défis. Ça tombe bien, il y a un club avec quelques coureurs qui se retrouvent régulièrement et y relèvent des défis.

2020-21 : inscription à l’ASM, on s’organise comme on peut (boulot, COVID, …) et on trouve un rythme pour recourir un peu plus régulièrement… et l’envie et là.

2021-22 : on se lance, on cherche un marathon. Là aussi ça tombe bien, l’ASM envoie un contingent non-négligeable à Saumur au mois de mai 2022. Plus d’excuses : mai = pas encore l’été et entrainement au frais mais pas trop. En plus, ça sera peut-être une course en duo avec Benji, partenaire d’entrainement du soir avec l’ASM !

Du coup : programme d’entrainement sur 12 semaines, 4 sorties par semaines (bon se sera plutôt 3 en fait, le plus souvent en solitaire), achat de nouvelles chaussures un peu plus souples pour ménager les genoux, vérification du matériel (en partie la veille) et gestion des bobos à 2 semaines du départ (petite entorse à la cheville droite, douleurs en compensation dans la jambe gauche). On ralentit l’entrainement, mais on est prêt, non ?

Samedi matin, le sac est prêt, voyage vers Saumur en covoiturage avec Benji, sa femme et la voiture non climatisée. Finalement Benji blessé ne peut pas faire le marathon, mais va jouer l’accompagnateur de luxe sur la fin du parcours.

Arrivée à Saumur, direction centre-ville et petit restaurant en terrasse au soleil : la course sera ce qu’elle sera, mais le weekend sera réussi ! Vient ensuite les retrouvailles avec une partie des ASMiens et des accompagnants lors d’une visite des caves Bouvet Ladubay. Passage à l’Hôtel de Vivy et retour à Saumur pour une visite guidée vers le château de Saumur (ou d’Amboise ? enfin ça c’est une autre histoire…). Et enfin on se retrouve tous pour un grand repas à l’Hôtel où on mange, on boit, on discute, on récupère des derniers conseils (pas trop se charger, il va faire chaud donc manches courtes), on se motive. Couché pas trop tard, bon non sans avoir contrôler les affaires 10 fois, nuit haché (merci les voisins fêtards dans l’hôtel) mais bien dormi quand même et levée tôt, trop tôt.

Là les choses sérieuses commencent : on se retrouve entre coureurs et accompagnateurs au petit déjeuné, en tenu de course (Robin des Bois, Frère Tuc, … normal quoi !). Quelques clients nous regardent bizarrement. Et ce n’est que le début : direction les voitures, premiers coucous et klaxons. En même temps, il y a maintenant un second moine, un clown et même un hippie avec les ASMiens. Pour leur première sur la distance, Edwin et Philippe vont être bien accompagnés !

Bon maintenant on ne recule plus : objectif 3h45, la météo s’annonce chaude, des souvenirs de belles souffrances reviennent (je suis le seul à connaitre le mur du 27ème km ?). Parking, échauffement en marchant vers la ligne de départ, derniers encouragements entre ASMiens et hop, on se glisse dans son sas de départ.

8h30, top départ, on trottine, on trouve son rythme et on se contient. Ne pas partir trop vite pour ne pas exploser en route. Il fait chaud, mais avec les nuages c’est correct.

5ème km, petite douleur à la cheville droite. L’entorse est toujours là, mais ça ira. 7ème km, tiraillement jambe gauche. Rien de grave. Les paysages sont supers, les animations sympas. On discute un peu entre coureurs : comment faire pour que les coureurs jettent leurs déchets dans les poubelles ? … On s’hydrate beaucoup, on commence à manger. L’allure est correcte, je remonte un peu à la fois le sas des 3h45. Jusque-là tout va bien.

Vers le 17ème km, la longue ligne droite ne s’arrête pas. Coup d’œil à droite : je vois des coureurs rapides de l’autre côté de la Loire ! Il y en a qui court vite, pas de victoire pour moi cette année^^. En plus des petites douleurs aux cuisses (déjà !) m’indiquent que le retour vers Saumur va être long.

Kilomètre 21, le semi pile dans les temps. Le pont au-dessus de la Loire indique le retour vers Saumur. Gros encouragements et le soleil qui pointe le bout de son nez. Et quel nez !

24ème km, je commence à cuire, les jambes sont lourdes, les ravitaillements sont très attendus maintenant. Le soleil ne se cache plus, il n’y a presque pas d’ombre sur la route : ma tête me dit que je vais bientôt marcher. Je ralentis l’allure pour tenir le plus longtemps possible. Je commence à moins profiter des animations pourtant encore nombreuses et variées.

27ème km : le (mon ?) mur me tombe dessus. J’ai tout fait pour y aller à ce kilomètre 27, mais les cuisses me lâchent et je me mets à marcher… longtemps, trop longtemps déjà : le sas des 3h45 me repasse bien vite et je n’ai pas la force de les suivre.

Au 28ème, j’ai repris la course et je croise les supporters de l’ASM. J’essaye de sourire et je suis content de voir Benji qui démarre sa course à mes côtés. Malheureusement pour lui, je ne serais pas le meilleur des co-équipiers aujourd’hui. A partir de là, ma course et celle de mes souvenir de marathon : on se bât pour marcher le moins possible, on essaye de se motiver à courir, on fait avec les jambes bien raides. C’est dans la tête. Le problème c’est le soleil et l’absence d’ombre. J’en arrive à maudire se soleil et cette chaleur. La Loire est magnifique, mais pourquoi il n’y a pas d’arbre !!!

Du coup, j’alterne marche et course sans jamais retrouver de rythme (désolé Benji), je souffre un peu plus que ce que j’avais prévu. Je vais le finir ce marathon, mais en quel temps ? Le sas des 4h nous dépasse. Des coureurs ASM résiste mieux que moi et me dépasse sans que je puisse m’accrocher. Bientôt c’est les 4h15 qui sont là : pas facile dans la tête à ce moment-là. Les kilomètres avancent mais lentement. Toutes les occasions sont bonnes pour marcher (ravitaillements, ombres, montées, descentes, …). J’en arrive à me dire qu’un groupe composé d’Edwin, du Hippie, des Frères Tuc, de Robin des Bois et du Clown va finir par nous dépasser ! Et ça ce n’est pas le soleil qui tape trop fort.

Et puis soudain, c’est Saumur ! Bon on nous fait bien tourner dedans pour valider les 42km125, mais ça sent l’arrivée.

Dernière ligne droite au soleil (pour changer), Benji accélère et je retrouve mes jambes pour 500 derniers mètres à plus de 12km/h. La ligne. Le Podium. Ah non ça c’est le soleil qui frappe trop fort^^

L’essentiel est là : 3ème marathon terminé, 8 ans après mon dernier ! 4h16, ce n’est pas ce que j’avais prévu, mais 34° sans ombre non plus pour le 2ème semi.

On passera sur l’attente des prochains ASMiens sur la ligne, les aventures d’Edwin qui nous fait une petite frayeur dans Saumur, le retour à l’Hôtel pour une bonne douche bien méritée, le retour à Maule en voiture (toujours) non-climatisée, les premières courbatures dans les cuisses qui indiquent des lendemains difficiles. On ne retient que le super weekend, les supers accompagnateurs, les courageux coureurs et rameurs, les rires et sourires et la bonne humeur de tout le monde.

Merci à tous, vous avez réussi à me donner envie de recommencer !

 

Récit d’Edwin : Mon premier marathon (enfin presque)

Lorsque Valérie M relance le sujet du week-end ASM à Saumur, je décide d’y participer mais je ne savais pas encore ce que j’allais faire: Semi ou marathon ?

Bon en tout cas le weekend serait sympas.

Fin octobre, je commence à regarder mon plan d’entrainement

  • Novembre: le semi de Deauville en Novembre (je du l’annuler à cause d’une (stupide) blessure d’entorse à la cheville 3 jours avant),
  • Début janvier le semi de Cernay (j’ai du aussi l’annuler car j’étais Covid positif),
  • Fin janvier l’Hivernale 24k trail,
  • Mi-Mars Ecotrail 30k

Le programme est pas mal pour un entraînement de marathon, je me lance et Saumur sera mon premier marathon et je m’inscris aussi tôt!

 

Avec toutes les courses, on a une bonne émulation: l’entraînement des côtes le samedi, les entraînements ASM avec Gauthier les mardi et jeudi en club et de temps en temps des sorties longues.

Je démarre plus sérieusement le programme d’entraînement fait par Tonio (Merci Marianne pour la copie!). Je dû le faire pas mal seul car la santé de mon Papa s’est dégradée subitement et j’ai dû aller souvent aux Pays Bas. Mais au moins à La Haye, il n’y a pas trop de dénivelé et la météo était très clémente pour l’entrainement (12-18°C).

 

Mes sorties longues se passent très bien et même si je suis fatigué juste après la sortie, j’arrive à faire pas mal de choses dans l’après-midi sans problème.

Une semaine et demie avant le marathon (la dernière semaine des vacances scolaires), les club organise des sessions de PPG, j’ai pu participer à celle de jeudi … et bien malgré le plan d’entraînement Marathon, j’ai des courbatures partout !

Une sortie de 10K le vendredi soir le confirme: dur dur.

La semaine du Marathon, je pars à Londres pour le travail, 3 jours de workshops. Je fais une dernière sortie de 10K à Londres de Lundi matin, les courbatures ont diminué mais toujours présentes. A Londres la météo 15-20°C, un peu de pluie. Agréable.

 

Je rentre en France, vague de chaleur, on reçoit un mail de l’organisation: début à 08h30 au lieu de 09h00. Prévisions 30°C …

Valérie M. réussit à faire avancer le petit déjeuner à 06H00.

Tout est très bien organisé par Valérie Masset : un très très grand merci pour cette organisation sans faille !!

 

Avec ma femme (Valérie), nous arrivons vers 13h30 et je vérifie ma tenue pour le marathon:  maillot ASM, casquette ASM, bandeau, gourde, ceinture, short, chaussures.

M…e, je ne trouve pas mes chaussettes… elles sont restées à Maule. Heureusement Décathlon n’est pas loin et j’achète 2 paires.

Une visite au village pour récupérer le dossard, la bouteille et il y a pas mal de stands: je trouve une bonne paire de chaussettes faites pour la chaleur. Le vendeur me conseille de les laver avant … hmm pas simple à l’hôtel.

 

On se retrouve pour la visite des caves Bouvet Ladubay dans l’après-midi. Très jolies caves, immenses, avec des kilomètres en souterrain à 10°C. La visite est intéressante.

Après, avec Valérie, on visite la ville, l’extérieur du château, il fait très chaud … un bon verre de bulles (sans alcool 😉) sur une terrasse à l’ombre fait du bien.

Il y avait pas mal d’animations en ville: bien sûr le Marathon mais aussi il y aura la canonisation de Charles de Foucauld ce dimanche par le pape à Rome.

De retour à l’hôtel, je lave les chaussettes dans le lavabo, il fait chaud, elles seront bien sèches demain matin.

 

Le samedi soir, on se retrouve tous pour le dîner ASM: nous étions 40 !! Très très sympas et nous avons passé une très bonne soirée en compagnie des runners et époux et épouses.

Une très bonne surprise, des marathoniens vont m’accompagner: cool!😍 Ça me fait chaud au coeur, me booste et me conforte.

On se couche pas trop tard. J’arrive à dormir un peu, je me réveille souvent, il fait chaud, je pense au marathon à venir.

A 6h, Laurent et Valérie M sont déjà dans la salle de déjeuner et les autres arrivent rapidement.

J’arrive à déjeuner normalement mais un peu tendu quand même 🤪. Plusieurs coureuses ont préparé des cakes spécial running (avec des sacrés créations), mais je reste sur mon déjeuner standard avec un muffin Overstims et une banane en plus.

 

Départ à 4 voitures à 07h20 et la je découvre les déguisements:

Le Hippie: Laurent M, Ze Clown: Didier et les joyeux compagnons avec Robin des Bois avec arc, flèches, chapeau: : Laurent L et les deux frères Tuck: Eric et Thierry.

Une photo devant l’hôtel avant de partir!

 

Je prends ma voiture avec Marianne et Guillaume qui sont sur le combi Canoë – course. Ils partent aussi du départ/arrivée en Canoë.

Nous nous garons vers Auchan, et en route vers le départ. Nos coureurs ASM déguisés font déjà l’attraction😀.

Finalement encore une meilleure nouvelle: presque tous les coureurs ASM Marathon vont courir avec moi: Cri-Cri, Jean-No, Laurent L & Laurent M, Eric et Thierry. Julien & Gilles seront sur un temps plus rapide et Philippe sur un temple plus tranquille (mais beaucoup plus sage). Jean-Pierre et sa femme (CLM, Rosny) nous rejoignent aussi dans le SAS.

Laurent M me donne les dernières consignes, pas partir trop vite, rester sur 6’20/k, dans le SAS 4h30. La météo est encore pas mal, pas encore trop chaude, nuageuse.

 

Le départ!

On commence tranquillement avec un tour en ville et déjà les animations sont sympas: le gendarme à Saint Tropez fait la circulation au rond-point 😂, un D-J.

Je me sens bien. Je n’ai pas de courbatures, ni mal quelque part.

Nos ASM déguisés font le show et accélèrent (un peu) avec les applaudissements. Mais on reste sur le 6’20. Les premiers 21k sont agréables, à l’ombre, varié, villages, chemins, le bord de Loire, les châteaux, les supporters au bord de la route et des animations: groupes en duo, chanteuses et chanteurs, DJ, danseuses.

Tous les 5k, il y a des ravitos. Laurent me conseille de ne pas trop s’arrêter les des ravitos, manger, prendre une bouteille tout en marchant puis reprendre la course.

Et on passe devant une cave: La cave aux moines: un arrêt photo obligé pour Eric & Titi 😂.

Au km 21, on traverse le pont de l’île de Gennes. Là, les difficultés vont commencer: nous sommes maintenant en plein soleil, sur la bitume et pas de zones ombragées: la température est élevée.

Au km 26/28 « le mur ». je commence à avoir des crampes: Eric et Laurent me conseillent: des petits pas et de continuer.

A on voit nos supportrices / supporters et ma femme Valérie: 😍 ! Top ça booste!!

 

A chaque arrêt je prends une bouteille et j’ajoute des électrolytes / Isosport. Je prends aussi régulièrement des gels.. Mais pas trop de nourriture solide (une erreur). A un moment, Jean-No et Eric portent une bouteille de plus, car une bouteille 50cl n’est plus suffisante pour 5k. Je transpire beaucoup (il fait +30°C…. beaucoup trop pour moi, je suis du Nord …). Je marche de temps en temps. A un autre moment je fais un faux pas, et crampe dans les deux jambes. Je tombe. Ils m’aident à me remettre debout. A nouveau de petits pas.

J’alterne à nouveau marche / course: ils me conseillent de continuer et de décompter de 100 à 0, tête droite, regard loin devant. Ils continuent à me coacher: à km 32: allez encore un entrainement ASM, à km 37, on arrive sur le pont de l’île avant l’arrivée. Ils me boostent: allez encore quelques km, un aller/retour d’échauffement Mareil. On y est presque. Allez, le public est là ! A km 40, sur le deuxième pont j’accélère … mais ce n’est pas encore l’arrivée.

 

Puis je perds la lucidité et je perds connaissance (j’ai quelques flashs…) puis black-out et je me réveille sur une chaise devant un ambulance.

J’ai perdu la mémoire: je ne me rappelle plus où j’étais, ni la date. Je vois Valérie (ma femme, elle a très peur), les ASM.

L’équipe médicale me prend en charge d’abord dans l’ambulance, me pose des questions mais je suis encore dans un état second, puis on me transfère dans le poste médical.

Valérie accompagne Marianne et Guillaume à la voiture (leurs affaires sont dans ma voiture …)

Je reçois de l’oxygène via un masque puis on m’administre deux poches en perfusion.

Au bout de quelque temps (je n’avais plus de montre), je reconstitue ma mémoire: Saumur, Week-end ASM, 15 Mai …

J’arrive à me mettre debout. Valérie revient et on part tranquillement pour la voiture afin de prendre une bonne douche à l’hôtel.

Sur le parking, on croise Laurent L, Cri-cri et son mari, je donne mes dernières nouvelles mais je suis toujours très fatigué.

Valérie conduit pour le retour, j’essaie mon téléphone perso: il est aussi tombé HS (l’écran tactile ne fonctionne plus). Zut plus accès aux groupes whatsApp

Avec mon téléphone pro, j’appelle les différents ASM pour donner de mes nouvelles.

 

Bilan:

Étais-je prêt: oui, je pense.

Ai-je assez mangé: non, pas assez mangé de solide durant la course

Météo: La température était trop chaude pour moi (et un premier marathon), j’ai eu une insolation et j’étais déshydraté.

La prochaine (si je peux) sera fin d’automne / hiver / tout début printemps)…

 

Un grand merci à Valérie M pour l’organisation du week-end: malgré cette fin, ce fût un très bon week-end.

Les marathoniens qui m’ont accompagné, coaché et boosté durant toute la course: Cri-Cri, Jean-No, Laurent L & Laurent M, Eric et Thierry.

Eric pour m’avoir soutenu / porté, juste avant ma perte de lucidité & back-out.

Et tous les ASM pour leur aide, support: Valérie m’a raconté !

Merci Merci Merci !

Edwin

 

Récit de Caroline :

Pour ce 5è semi-marathon, j’avais décidé de ne pas me fixer d’objectif trop ambitieux. La préparation n’avait pas été très carrée carrée, et une forte chaleur était annoncée.

Je suis donc arrivée assez peu confiante, me disant que je ferai de mon mieux et que le principal était de profiter de ce week-end ASM !!

 

Le samedi, j’essaye de me détendre au mieux, je fais la dégustation au jus de pomme pour compenser mes 2 verres de rouge du midi, et le soir je suis à l’eau !! Le dîner ASM est vraiment sympa, mais je dors mal, il fait chaud, je fais des cauchemars … bref. Le réveil à 5h50 pique, j’arrive au petit-déj totalement au radar, les yeux fermés (on s’est quelque peu moqué de ma tête …) Un grand café s’impose (beurk, je n’aime pas le café), un bout de gâteau sport et on va se préparer. Rdv 7h en bas avec les partants pour le semi : Olivier, Séverine, Sandrine, Valérie M. et sa sœur, qui va nous conduire au départ des navettes. Arrivés sur la zone de départ, on s’échauffe un peu … ça pique, je ne suis encore pas assez réveillée. Et on va se mettre dans nos SAS. Je me mets avec Valérie et Séverine dans le sas des 2H pour ne pas rester seule jusqu’au départ. On se prend quelques gouttes, le temps est bizarre, un peu frais quand il y a du vent mais ça ne va pas durer. Je me sens très très tendue. Je verse ma petite larme comme à chaque départ de course, … je me dis « RDV avec toi-même » et c’est parti !

 

Dès le départ, je laisse Séverine et Valérie partir devant. Je me trouve assez crispée. Je vais faire la course seule (mais en musique) alors je veux absolument partir à mon rythme. Au bout de 4km, je commence à me sentir bien, je me suis détendue et je trouve l’allure (6’00-6’05) plutôt confortable. Ayant fait le semi de Bois d’Arcy à une allure moyenne de 6’14, je me dis que si je tiens toute la course comme ça, ça sera très bien. Je trouve le parcours globalement plat. Il y a quelques montées mais elles passent bien et je garde une allure régulière. La FC est plutôt bien aussi, plus basse que sur Bois d’Arcy. Ca me rassure et je continue. Dans un village vers le 9ème km, je vois des visages connus … Valérie M, Isa, Nath … ça me fait plaisir de les voir. Ma FC monte d’émotion, et je me freine sur quelques dizaines de mètres, le temps que tout se stabilise. Je passe le 10ème kilomètre en 1h et quelques secondes. Je réalise que c’est le même temps que les 10km de Valence (fin 2019) … bon ben maintenant y’a plus qu’à le faire une deuxième fois. J’attends avec un peu d’inquiétude le coup de mou du 14ème… qui ne vient pas. Je reste concentrée sur l’allure et ma musique. Je me dis quand même que c’est chiant comme course, que l’exercice est intéressant mais que je préfère le trail !! Et j’attends le coup de mou du 17ème … qui ne vient pas non plus. Allure moyenne 6’02 … bon ça serait trop con de ne pas essayer de passer au-dessus de « ma » barre symbolique » des 10km/h. Je fais un body scan rapide : la douleur au pied est supportable, les lombaires chatouillent mais à peine plus que d’habitude et surtout la FC est nickel. Par contre il commence à faire franchement chaud, j’ai la tête et tout le corps en surchauffe. Je sais qu’il y a une montée, après le passage du dernier pont, je décide donc d’être prudente. Aux points d’épongeage, je me mets de l’eau sur la tête et dans le cou pour rafraichir un peu tout ça. Après le 18ème j’accélère très légèrement, 19ème et 20ème encore un peu. Ce n’est que sur les quais que je lâche tout car il reste 500m à faire.

J’arrive avec la banane, contente de mon temps de 2h08. J’ai gagné quelques minutes par rapport à Bois d’Arcy. Et c’est la première fois que j’arrive à garder une allure constante, sans marcher, et du début jusqu’à la fin !! Mais il y a encore du chemin (et de l’entrainement) avant le Saint Graal des 2h !

Résultats :

Marathon

Christine Laroche : 05:21:08
Edwin Determann : Abandon à 2km de l’arrivée
Eric Lonchampt : 05:32:57
Didier Lefort (The Clown) : 05:33:45
Gilles Lerideaux : 04:06:10
Jean-Noel Mercereau : 05:32:57
Julien Vantomne : 04:18:10
Laurent Masset : 05:32:57
Laurent Leturger : 05:21:08
Philippe Guillaume : 05:32:56
Thierry Crespin : 05:32:57

Semi-marathon

Caroline Gillier Paulin : 02:10:00
Laurence Roux : 02:37:18
Olivier Paulin : 01:49:44
Séverine Varet : 02:25:24
Sylvain Roux : 02:37:18
Valérie Lemanceau : 02:00:57

Combiné (12Km Canoé et 17km Course à pied)

Marianne et Guillaume (Equipe Magui) : 03:27:07 (CANOE : 01:35:48 / COURSE : 01:51:19)

Vidéos :

 

 

Bénédiction de la course !

Sortie de la forêt de Sherwood !

Arrivée de Fifi 1

Arrivée de Fifi 2

Diaporama :


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5 commentaires sur “Marathon de la Loire 2022

  • mm
    Christine LAROCHE

    Merci Laurent pour la publication des récits et photos. Week-end sympa et épreuves hors norme à cause de la chaleur. Bravo à tout le monde. Spéciale dédicace à Edwin qui a tenu bon. Tu finiras sûrement le prochain Edwin !! Merci à tous ceux qui nous ont supporté pendant la course. Merci à mon mari toujours présent sur mes marathons. Frère TUC m a sauvée aussi quand j étais délavée et sans sodium au 25ieme et pour les comprimés ! Pause marathon pour moi cette année. On verra 2023. Bravo l ASM car sans le club ça aurait été encore plus dur. Merci Valérie pour l organisation !! Cricri

  • mm
    Kheloudja BOURGHA-DAVID

    Ouah! Bravo à toutes et tous! Les photos sont superbes et c’est même rigolo de voir le groupe en tenue de civil !
    Malgré la grosse chaleur, on sent que vous avez passé un super moment et c’est toujours chouette de voir cette solidarité dans le groupe! Quoi de plus motivant quand certains ASM viennent finir la course avec toi!!!
    En tout cas un grand bravo à Philippe pour ton 1er marathon!
    Une grosse pensée pour toi Edwin, tu m’as rappelé un certain nombre de coureur au semi de Lisbonne où la chaleur a aussi fait des victimes. Je suis contente que tu ailles mieux!
    Bravo l’ASM

  • mm
    Eric LONCHAMPT

    C’est un plaisir de vous lire on sent l’émotion et la fierté mais aussi la souffrance ! Rien n’est écrit sur marathon mais ces récits sont essentiels pour faire son introspection en se racontant pour mieux comprendre son corps … Bien sûr, je félicite philippe pour son premier marathon et edwin pour sa volonté sans faille : je serais là pour te voir passer cette foutue ligne d’arrivée ! Et un big up spéciale à robin des boites pour la publication de ces récits!
    Frère TUC

  • mm
    Laurent MASSET

    Tellement de récits passionnants et très différents. Je retiendrai tout de même de cette aventure collective le premier marathon de Philippe, exploit jamais anodin et le malheureux Edwin contraint à l’abandon à 2 km du but .
    Mais la principale réussite, c’est vous tous, l’ASM, qui avez contribué par votre bonne humeur et votre implication, à graver ce week-end dans le marbre de l’histoire de notre club.

  • mm
    Guillaume GRIFFON

    Merci pour vos récits. Super week-end ! Avec des premières fois et des RP.
    Sacré twist sur le marathon après la première moitié euphorique suivie de la chape de plomb météorologique et émotionnelle…
    Bravo Philippe ! Je revois ton émotion au 40ème quand on t’acclamait, ça me fait encore quelque chose. Quel exploit avec cette météo.
    Et bravo Caro pour ton RP, tu es radieuse sur ta photo finish !