Trail de la Bête 2022 6


Voici les récits de course sur le Trail de la bête qui s’est déroulé le samedi 26 Mars 2022 au soir.

 

Récit de Thierry M :

9 janvier 2022. Semi marathon de Cernay à peine terminé encore sous l’effet des endorphines que l’on pense et regarde les prochaines courses….

Allez c’est décidé  le prochain sera un trail format 30km avec 900 de D+.

Et même plus précisément  le 26 mars avec un départ à 19h30 et oui en plus de la distance et du dénivelé il se fait de nuit….. LE TRAIL DE LA BETE à Ailly sur Noye.

Pour ma part c’est  la première course aussi grande avec autant de dénivelé et qui plus est de nuit… Le défi est sympa… plus qu’à  attendre

 

Samedi 26 mars… Enfin… le jour J.

Debout à 8h grâce aux enfants …. Matinée classique occupée  comme tout le monde par la famille. Repas du midi fait et avalé c’est parti pour la préparation du sac…. enfin des sacs…

 

16h direction Meulan pour passer chercher ma partenaire d’aventure puis direction Ailly sur Noye. Une petite heure 20 plus tard nous y sommes.

Récupération des dossards. Une organisation super sympa des bénévoles au top. Allez 45min avant le départ direction le coffre de la voiture pour enfiler les habits de lumières…

Dernier check du sac et c’est parti. On allume l’enceinte et on commence à s’ambiancer …. Petit non échauffement normal avec éducatif…

H-10 min RDV sur la ligne de départ….

135 à nous lancer sur le 30. Annonces sponsors remerciements.

19h30 le top départ est lancé….

Dans l’euphorie, départ rapide pour tout le monde il faut se réchauffer…

Les 10 premiers km se passent plus que bien. Les chemins, les bois, la route (un peu) sont plutôt en D-. On commence à se poser des questions sur quand va t-on commencer à grimper….

12-13eme km il est là  et bien là…. le D + arrive. Il est tellement bien là qu’il nous casse assez rapidement. Des murs des murets…. à être obligé de monter à 4 pattes et de s’accrocher aux racines des arbres…. puis un petit plat d’une cinquantaine de mètres et bin c’est reparti  mais cette fois sur les fesses pour descendre…..et cela 3 fois de suite…. Les quadri sont lourds et picotent…..

15ème ravitaillement eau…. pas le temps de s’arrêter on continue.

16 17 18 19 20 tout va bien, les bénévoles sont tout le long de la route les animations dans les forêts, cracheurs de feu, guillotine, cimetière  et même plusieurs bêtes qui nous poursuivent et nous attendent  derrière  les arbres dans la pénombre…..

Et la c’est le drame…..début du 21ème…. en pleine montée contraction des quadri en permanence, les crampes sont belles et bien là…. Ça pique dur dur…..mais je ne lâche rien.

Je marche, je reprends. Je rejoins un coureur qui est dans le même mal…. On se soutient on s’encourage et c’est reparti….

Les kilomètres continuent de passer  tranquillement, envie d’aller plus vite mais les mollets s’y mettent à leur tour…. Allez on tient bon il me reste plus que 2km. Les bénévoles nous encouragent.

La dernière grande descente mais aussi la dernière remontée…

Le plan d’eau est en vue.

La voix du speaker est de plus en plus claire et rapprochée. Le chrono est en vue, la ligne aussi ça y est c’est fait. La boucle est bouclée.

30km en 3h04.

Content, fier et prêt à recommencer après quand même quelques jours de récup.

Cette course fût une bonne dernière sortie longue dans la fin de ma préparation à mon 1er marathon qui sera celui de Annecy le 17 Avril prochain….

 

Merci à toute l’équipe de l’ASM  pour sa joie sa bonne humeur et les conseils des plus aguerris dans les entraînements et les courses…..

 

 

Récits de Fabrice et Sandrine : Trail de la Bete de St Aubin . Ailly S/ Noye (15km au Sud d’Amiens)……la Ville de mon enfance 🙂

MERCI !!! Merci aux organisateurs. Ils ne me liront pas ici, soit. Mais je leur ai écrit partout !

– Sur les réseaux sociaux

– Sur la porte de la plus grande cathédrale de France qu’est celle d’Amiens

– sur les pierres de la maison de Jules Verne

– sur les barques des jardins sur l’eau des Hortillons

– sur le dernier étage de la Tour Perret

– sur le sable de la Baie de Somme

…Non….je blague, mais maintenant vous connaissez un peu plus la Somme 🙂 Mon enfance (et pas que … et plus si affinité …)

 

Bon…Pourquoi Merci ! Parce qu’ils nous ont offert une soirée de bonheur …et plus si affinité (affinité avec le goût de l’effort bien sûr)

Le thème était soigneusement …soigné . Le thème ? Le macabre du moyen âge .

Non non, je n’ai pas été à une soirée sado-maso (et plus si…) . Enfin si en fait !! Je me suis fait mal, et j’ai fait mal à mon compagnon de soirée, qui m’a remercié sur la ligne. Eh….je serais donc un sado-maso en tenue lycra !!!!! oh !

Bon, revenons à ma soirée masquée.

– un Loup Garou

– un Bossu (oh oh…pas mal le jeu de mot !  cadeau !)

– une Sorcière (moche, même pour une soirée SM, elle était bien moche ! Mais….mariée, si, si, j’ai vu sa bague quand je lui ai mis une claque sur les f…. euh dans la main !)

– des cages en fer avec femmes ensorcelées dansant dedans (euh…. je commence vraiment à avoir un doute …non…c’était bien un trail…)

– des brasiers (oui, en soirée SM on ne dit pas « au coin de la cheminée », trop soft)

–  des bébés brulés et démembrés accrochés dans les arbres (ben oui… les bébés sont interdits en soirée SM, donc ..hop!)

– des archers (oui, en soirée SM, les cupidons sont remplacés par des archers)

Ma femme a adoré aussi! Ben oui, je me doutais bien qu’avec son coté « romantique » et « Candy » elle allait adorer changer avec cette soirée à thème.

 

Ouah !!! Belle mise en scène. 6 mois de travail pour fabriquer les scènes. 60 figurants. Et j’imagine aussi le travail de démarchage des propriétaires de bois privés.

Moi l’enfant du pays, 40 ans là-bas, j’ai découvert….75% des singles tracks ! Respect pour le taff.

 

Je n’avais pas prévu d’y participer.

Quand je me suis réveillé (pas de la soirée, mais pour les inscriptions) il ne restait que des places sur le S (plus le M). Tant pis, ça sera une soirée S et pas M 🙂

 

Bon, vous l’aurez compris, on a passé une bonne soirée, on veut revenir !! Et même mon enfant de 9 ans veut s’y mettre !!

 

LA COURSE / L’EFFORT :

ben oui,  un compte rendu de Fabrice sans analyse, c’est comme Jean Castex avec une veste à sa taille, ça n’existe pas.

 

Il ne restait donc que des dossards S (10k). Pas grâve. Ça me va. Pourquoi?

Parce que je dois faire le 24k des Coteaux de Guerville dans 15 jours. Et pour préparer une course, il faut toujours faire un effort 2 fois moins long mais une zone d’intensité au dessus.

On court un 5km à 95% FCmax , 1 semaine avant un objectif 10km à 92%

On court un 10km à 92%, 2 semaines avant un objectif 21k à 88%

On court un semi à 88%, 4 semaines avant un objectif 42km à 88%

Pourquoi ?

  1. C’est en travaillant au dessus du seuil sur de gros blocs qu’on progresse, les 5k et 10K sont au dessus du seuil, essoufflé, inconfortable, et long. Progrès.
  2. On s’imprègne de l’intensité, la sensation, de l’effort 2 fois plus court, et donc, lorsqu’on arrive sur l’épreuve objectif 2 fois plus longue, on ne fait pas l’erreur de courir trop vite car on reconnait la sensation. Alors que ceux qui ne font que l’épreuve objectif, vont avoir tendance à se sur-estimer et courir trop fort, et exploser.

Voila pourquoi le semi de prépa ne se fait pas à intensité marathon. Aucun intérêt. 21k à allure marathon ça se fait à l’entrainement le dimanche matin dans une sortie longue, et il est nécessaire de faire le semi à 100% intensité semi (88%) pour tirer une vraie conclusion et pas se mentir pour le marathon.

Voilà pourquoi les perf marathon se font avec le classico : cross court 5k en décembre, championnat cross long 8-10k en janvier-février, semi-marathon 15J plus tard, marathon 30J plus tard en avril.

 

Donc ce trail court avec dénivelé, technique, talus raides, devrait être fait en 45′ , soit une durée tenable au seuil++ comme prévu (inconfort, essoufflé) (et Guerville en Endurance active & seuil, une zone en dessous donc, souffle profond mais gérable).

 

Après un bon échauffement de 30′ (plus c’est court, plus on s’échauffe), les 400 coureurs se présentent sur la ligne. Je continue dans mon coin mon échauffement, pour arriver le plus tard possible au départ, et me placer directement en 1ere ligne.

Je sais que le départ va être rapide et il faudra de suite pouvoir accrocher le bon wagon, et le sol de la ligne de départ étant chaotique, je veux pouvoir lire le sol.

Musique !! Dernier échauffement et étirement devant les femmes en cage, et c’est parti!!!

Je pars en tête, pleine balle, puis sur la 1ere ligne droite je cale mon intensité, je suis dans le groupe de tête de 6 coureurs, 3’30-3′40.km.  Passé les 500-700m on va rentrer dans les marais, et il faudra être placé, donc l’effort était nécessaire, et correspondait à mes séances seuil+. Sortie des marais, 2K de faits, 1ere longue côte, je reste toujours au seuil+, je sais que ça passera sur 45′, et qu’il y aura quelques récup en descente pour soulager la respiration de cette zone un peu éprouvante, essoufflé. Je suis 6eme, avec un autre coureur, qui décrochera un peu sur les côtes. Je resterai avec lui. La place de 3-4-5 n’est pas loin, 20 secondes, mais on est tous au taquet, et être 2 en trail nocturne permet de faire moins d’erreur de parcours. Il m’en fera éviter une, moi idem.

La 2eme partie est en single track, talus, dévers, j’adore. La fin approche. Passage magique sur une longue descente et montée avec flambeaux tout le long. Le dernier kilo est physique plus que technique. J’ai de bonnes sensations, ça court vite sur le plat, ça relance bien sur les haut de talus, je gère parfaitement l’effort sur le fil entre seuil et seuil+, le cœur redescend très bien dès que ça descend.  Dernier kilo j’en remets une louche. Le coureur avec moi me lance « tu m’as tiré tout le long, je te ferai pas le sprint », je lui répond « OK, mais je me relève sur la ligne d’arrivée, je finis avec mes enfants ». Il respectera le deal malgré mes derniers mètres avec les loulous. 6eme sur 405. Bel effort.

J’enfile une veste. et c’est reparti en sens inverse pour aller chercher Sandrine. Elle s’est bien débrouillée !! Elle a peu d’expérience du trail (3eme), s’entraine en trait d’union, ne fait jamais de technique alors que le parcours avec quelques talus sympa, dévers, ornières. Sur le dernier kilo plutôt physique, elle a encore la pêche, 10-12km/h. Je la laisse finir avec les enfants. Elle est ravie, elle a adoré la course et bien sûr le thème. Fier d’elle.

Le lendemain on découvre que Thierry M. l’a fait aussi. Incroyable hasard, car ce n’est pas un enfant du pays pour le coup, Laurent L. à la rigueur (Amienois aussi)

 

La belle histoire: Le trail et Sandrine, une belle rencontre, et plus …puisqu’affinité.

 

Trail de la Bête de St Aubin. Ailly sur Noye

10Km / Single track techniques /  250D+

405 participants

 

Résultats :

Fabrice Norel : 00:47:30 (10K)
Sandrine Cardoso : 01:24:00 (10K)
Thierry Maître : 03:04:06 (30k)

Vidéos :

Diaporama :


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