Marathon des Vins de la Côte Chalonnaise 2022 10


Voici les récits de course du Marathon des Vins de la Côte Chalonnaise qui s’est déroulé le 26 Mars 2022.

 

Récit de Laurent M (Yoda):

Après 2 reports successifs dus à la pandémie, le marathon des Vins de la Côte Chalonnaise à Givry faisait son grand retour. Ayant participé aux 3 premières éditions, il m’était impossible de faire l’impasse sur celui-ci malgré une autre inscription reportée sur le marathon de Gand qui devait se dérouler le même week-end, d’autant plus que 2 membres éminents de Courir le Monde (groupe dont font partie quelques ASM) venaient y fêter leur 100ème marathon.

J’avais entraîné, à ma suite, Titi, Didier, Cri-cri, Laurent L et bien sûr mon habituel comparse Eric. Accompagnés de nos conjoints pour certains, nous avions réservé un hôtel sympa du côté de Dracy le Fort avec piscine, hammam et sauna. Sans parler d’un dîner gastronomique de premier ordre la veille du marathon avec quelques beaux flacons bourguignons évidemment.

Samedi matin : une belle journée ensoleillée nous attend. La météo annonce une température pour la mi-journée à près de 20°. Heureusement, personne n’a d’objectif chronométrique aujourd’hui car avec le handicap du déguisement, cela n’est guère compatible.

En hommage à un des centenaires, le thème de la Bande Dessinée avait été retenu pour le choix des déguisements. Ainsi, si Cri-cri avait opté pour celui de Calamity Jane, les garçons avaient choisi les Dalton.

8h15 : tout le monde rejoint le départ pour une séance photos par les médias locaux en compagnie des CLM (près d’une quarantaine au total) tous déguisés évidemment (Le Mask, Mario, clowns, insectes divers voire en canard pour la vedette du jour)

9h : Départ du marathon. Jusqu’au 10ème km, nous n’aurons qu’un ravitaillement festif avec crémant et gougères au château de Germolles. Une sorte de warm up pour préparer le foie et les papilles.

Direction Mercurey, les premières côtes s’annoncent : long prélude à toutes celles qui vont se succéder puisqu’il est annoncé un total de 585 mètres de dénivelé. A Mercurey, nous retrouvons nos supporters (Jean-Phi, Isabelle et Valérie M) portant fièrement une gigantesque banderole à l’effigie de Donald confectionnée par ma fille Julie). Nous nous arrêtons un long moment afin d’attendre le futur centenaire. Puis nous faisons une halte gastronomique au Château de Chamirey, domaine vinicole réputé dont je possède quelques crus sympathiques dans ma cave, et où des sonneurs de cors de chasse nous font apprécier leur virtuosité. Je ne parle pas des victuailles préparées par les élèves du CIFA Jean LAMELOISE, grande école culinaire s’il en est.

Jusqu’à Rully, nous traverserons le vignoble à travers les chemins. Puis nous arrivons justement à l’un des plus beaux spots de ce marathon : le château de Rully avec ses superbes tourelles médiévales, qui trône au sommet d’une colline, dominant le village où se trouve le passage du semi. Là aussi, nous avons droit à un concert de cors de chasse immortalisé par notre Titi.

En attendant nos « centenaires », nous en profitons pour déguster quelques gougères et jambons persillés arrosés de vins blancs et/ou rouges locaux. La température grimpe et pas seulement celle du soleil 😉

On repart sur Mercurey afin de nous diriger vers Saint Martin sous Montaigu. Là, outre quelques pâtés, c’est un orchestre de blues rock incroyable qui nous offre un récital : les instruments sont des bidons d’huile d’olive ou de moteur recyclés ! Sans pour autant gêner leur dextérité…

Puis nous repartons vers Saint Jean de Vau, haut-lieu de ce marathon où l’on peut déguster la célèbre verveine primée de Michel Isaïe ou son marc de Bourgogne et surtout les succulents escargots à la crème cuisinés devant vous et servis bien chauds. On a peine à repartir.

Nous nous dirigeons à présent vers la dernière difficulté de la journée mais quelle difficulté : La redoutable et redoutée côte de Barizay !

Les organisateurs y ont d’ailleurs organisé, pour la première fois, un challenge de la montée la plus rapide. Au terme de 2 km d’ascension, les vainqueurs (homme et femme) verront se remettre un magnum de Mercurey. Autant dire que les ASM ne risquaient rien dans cette aventure puisque nous nous sommes arrêtés à mi-parcours d’abord au ravitaillement officiel où j’attendais Titi. Ne le voyant pas, je retournais sur mes pas et l’apercevant enfin, je lui crie que nous ne sommes pas à un barbecue. Sauf que… en sortant dudit ravito, nous nous faisons interpeller par des particuliers qui ont organisé un ravito OFF avec un… barbecue 😊

Ultime montée bien raide pour reprendre, bien difficile du fait de la montée du degré d’alcool et de la chaleur inhabituelle. Arrivés au sommet, nous attend un nouveau ravito un peu particulier celui-ci avec du rhum arrangé. Le marathon est décidément une épreuve quasi inhumaine…

La dernière boucle, relativement plate, nous emmène à Jambles où nous avons un superbe point de vue sur la vallée de la Saône, jusqu’au Mont Blanc. Le paysage est splendide et bucolique. Avant d’amorcer la dernière descente bien raide via un chemin défoncé, nous faisons une dégustation rapide de cognac et de Givry, accompagné de Comté 24 mois, jusqu’à Vigne Rouge où se trouve le Graal des coureurs festifs : la dégustation des œufs meurette, grande spécialité de la Bourgogne. Près de 1.400 œufs y ont été proposé à l’occasion de cette journée.

Et afin que chaque coureur puisse y goûter, les organisateurs ont mis au point un simulateur d’œuf en meurette avec coefficient de festivité selon les chronos des coureurs festifs qui permet aux cuisiniers d’ajuster leurs préparations !

Nous y passerons un long, très long moment (près de 30 mn) afin d’y attendre nos deux centenaires. Puis, les ayant récupérés, nous finirons tous ensemble les 800 derniers mètres afin de franchir l’arche d’arrivée sous les vivas ainsi que les photos et interviews de la presse. Le temps de récupérer les dotations offertes (moutarde artisanale et bouteille de Montagny) et nous repartons pour l’hôtel pour une douche bien mérité.

 

La soirée de clôture, à Rully, sera grandiose avec l’intronisation de nos deux centenaires au sein de la Confrérie Saint Vincent et des Disciples de la Chanteflûte de Mercurey (!!!), une reprise inoubliable des Lacs du Connemara 😉 et quelques remises de récompenses. Bref, une journée inoubliable. Je passerai sous silence néanmoins certaines scènes que la morale réprouve tant sur le marathon que pendant la soirée de clôture, n’est-ce pas Laurent L ?

Ce qui s’est passé à Givry, reste à Givry. Place maintenant aux marathons « sérieux » et rendez-vous à Givry en 2023 avec de nombreux autres ASM !

 

Récit de Laurent L  (Lolo) :

Je ne sais pas par ou commencer pour démarrer ce récit. Je croyais avoir « vécu » un festif au marathon de Cheverny en 2019, que nenni, c’était bien, mais ce n’était pas un vrai festif. Déjà pour commencer un festif a lieu le samedi et non le dimanche, et oui, car il y a l’avant festif (pasta party du vendredi soir), le festif en lui-même le samedi matin  et l’après festif le samedi soir… Ben oui après avoir rigolé en courant le matin, on ne va quand même pas se priver de continuer le soir !!!

C’est en Octobre dernier que Je me suis donc fait embarquer dans cette nouvelle aventure, à peine j’avais dit oui, que Valérie (Masset), la championne toute catégorie de la gestion événementielle, appelait l’hôtel pour réserver ma chambre !

Il est question d’accompagner Jean-Pierre un coureur de « Courir le Monde » (CLM), association ou Laurent « Yoda », Titi et Eric sont déjà membres, qui fera ce jour là son 100ième marathon ! C’est déguisement obligatoire, et comme Jean-Pierre est fan de bandes dessinées, on a tout de suite imaginé d’être dans le thème et si possible marquer le coup à 4… Et voila, nous serons en Dalton, et comme Cricri se joint à nous, elle sera en Calamity Jane pour nous surveiller.

Quelques règles s’imposent pour profiter et s’amuser sur un Festif :

  • Être déguisé. Ça enlève tout stress, et ça te place déjà dans l’esprit de la convivialité.
  • Le Strava et ses segments à la c.. (Que je trouve ridicules (les segments), sauf si on aime jouer à celui qui a la plus grosse !), poubelle !
  • La Garmin… oui peut-être mais en mode « montre » pour ne pas rater l’heure de l’apéro, qui en fait dure toute la course.
  • Se souvenir des fractios longs du coach… où la c’est l’inverse qui se produit, le temps de repos (ravitos) est plus long que les reps d’entre 2.
  • Être prêt à en découdre …. Pour raconter des conneries, des blagues et rendre le moment plus sympa, j’affectionne ce genre d’exercice !!!
  • Garder de l’énergie pendant les ravitos pour danser et honorer les différents groupes de musique qui se défoncent pour animer.
  • Avoir un estomac et un foie bien préparé… manger du pâté, des escargots, du jambon persillé, des œufs meurette … boire du crémant, du blanc, du rouge à chaque ravitos, ça demande de l’expérience et du foncier ! C’est un marathon dans le marathon !

Voilà le décor est planté !

Je ne passerais pas en revue le détail de la course, Yoda l’a très bien fait dans son récit, et même si je le faisais, cela ne montrerait même pas 20% du plaisir que j’ai eu à courir pendant 7h00 avec des amis et des personnes que je ne connaissais pas 24h plus tôt.

On discute, on échange, on parle de nos expériences, on se marre en courant, chaque ravitos est une invitation au plaisir, les groupes de musiques assurent grave (Comme ce groupe qui utilise des guitares faites maison avec des bidons d’huile, voir photos et vidéo). Les bénévoles sont tous formidables, ils sont à chaque carrefour, je ne suis jamais passé devant l’un d’eux sans qu’ils nous applaudissent, alors nous on les a bien applaudis en retour.

A la beauté des paysages, en traversant les différents domaines de vins avec Châteaux (Rully, Chamirey, Mercurey …), jardins et vignes, s’est ajouté un beau ciel bleu et du soleil!!! On a eu bien chaud quand même, car de par sa spécificité, ce marathon n’offre pas beaucoup de zones d’ombres.

J’aime cet esprit festif, cette ambiance où tu rencontres des gens et te foutant complétement de sa place social dans la société, on partage une passion commune et on rigole. Mais attention, ne pas se méprendre sur le caractère sportif de la chose, en général on court avec une horde de coureurs déguisés qui ont un nombre impressionnant de marathons à leur actif, donc c’est pas la peine d’essayer de les taquiner.. Certains ont essayé, « Ils ont eu des problèmes ! », mais c’est vous qui voyez !

Maintenant cela a beau être un festif, de par sa spécificité, c’est un vrai casse-pattes, des ravitos parfois à 2-3 kilomètres d’intervalle, avec charcut et vin en guise de nutrition, attente des copains de 5 à 20mn, ça fait bien les quadris.

Sportivement je retiens quand même quelque chose d’intéressant, 7h00 à courir ou attendre au ravito, toujours debout, ça va ressembler un peu à la fourchette de temps que je devrais mettre pour le 70.3 de Vichy, on appellera cela une préparation en « douceur ».

L’arrivée se fera en compagnie de Jean-Pierre pour franchir la ligne pour son 100ième et sera récompensé par CLM.

Après ce grand moment, tous de retour à l’hôtel, et super idée, on va nager un peu dans la piscine ! et là ça a fait un bien fou, tant et si bien que le soir (et oui ça se termine jamais) je n’ai eu aucune douleur aux jambes pour danser !!!

Je passerais le détails de la soirée, trop de choses compromettantes ainsi que quelques anecdotes sur le fait que Titi et moi partagions la même chambre ! A la fin de cette belle soirée, il y a des « au revoir », accolades et bises (F.. the Covid) et des personnes que je ne connaissais que depuis quelques heures, qui m’invitent sur les prochains : « Bon tu sera là à Saumur c’est cool ! », « Viens faire la course à Rosny ce sera chouette !», « Tu viens à Chablis sans faute » ….. Bref que des gens bien !

 

Pour résumer, raconter un festif est un exercice assez compliqué, on ne parle pas de performance, de chrono, d’atteindre ses objectifs ! C’est plutôt des moments de convivialité, de partage et d’amitié et ça on ne peut pas le décrire, il faut tout simplement le vivre !!! Alors lancez vous sans hésiter, vous ne serez pas déçus !

 

Récit de Thierry C (Titi) :

Après avoir découvert le marathon du Beaujolais, Yoda nous avait parlé de Givry. Vite l’inscription était faite. Je ne m’étais pas rendu compte que c’était le week-end après l’écotrail de Paris !!

Nous voilà partis pour un bon week-end avec Valérie et Laurent, Isabelle et Eric, Christine et Jean Philippe, Thierry et Laurent.

Nous partons de bonne heure pour éviter les bouchons parisiens et nous avons rendez vous sur la route pour un bon resto.

Arrivés de bonne heure, nous nous baladons dans les alentours et admirons les vignes. il fait beau, c’est très agréable.

Nous reprenons la route et nous dirigeons vers notre hôtel. Hamam, Sauna, Piscine sont au rendez-vous.

Ça fait du bien pour détendre les gambettes suite à l’écotrail. j’appréhende le marathon même si c’est un festif et que nous irons moins vite.

Arrive l’heure où nous allons chercher les dossards. Quel bonheur de retrouver tous les copains de CLM !

Ce festif est un grand rendez-vous CLM car Jean-Pierre et Jean-Louis participent à leurs 100ème marathon.

Récupération des dossards faite et tour des stands, il est maintenant l’heure de la petite bière.

C’est l’heure de la Pasta, pour nous ce sera retour à notre hôtel et rendez vous dans son restaurant.

Menu fort sympathique accompagné de bons vins choisis par notre maître.

Jour J, rendez vous au petit déjeuner copieux, nous partons ensuite pour faire les photos d’avant course.

C’est l’heure, petit banc bourguignon avant de partir lalalala !! et nous nous élançons à petites foulées. Tout le monde s’attend enfin presque.

Nous arrivons au 5ème kilomètre pour le premier ravito. Gougère et crémant, les choses sérieuses commencent donc !!!

Demandez le programme !!! Tous les 3km voir 2km nous trouverons de quoi garder notre forme.

Rigolades, danses sont de la partie.

Au 33, ravito important ! les escargots de bourgogne. Un vrai bonheur ! Suivi par un marc de bourgogne.

Il faut bien ça car nous repartons pour la grande, monstrueuse côte de Barizet. Ah oui, je comprends que les festifs sont rarement plats 🙂

En chemin, nous trouverons également un ravitaillement Off (hors organisation). Des gens forts sympathiques qui font un BBQ et nous proposent un petit rosé.

Nous reprenons l’ascension ! Ils font un challenge sur cette côte ! Nous avons une vue très chouette sur la région. Ravito, petite musique, nous repartons pour les derniers km et pas n’importe lesquels !

Deux ravitos sur deux kms ! nous voilà sur les œufs sauce meurette ! j’aime ce marathon. Nous attendons l’arrivée de nos futurs centenaires.

L’occasion de reprendre des œufs, du fromage et du vin. Voilà, le groupe est reconstitué derrière Jean-Pierre et Jean-Louis pour ce finish sous les confettis !

C’est génial de fêter son 100ème marathon, ça donne envie.

Le marathon de Givry, un marathon que je conseille fortement.

 

Résultats :

Christine Laroche, Eric Lonchampt, Didier The Clown, Laurent Leturger, Laurent Masset et Thierry Crespin : 7h10, +1500 kcal, 2gr par litre de sang et des sourires jusqu’aux oreilles.

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