Marathon de Salon de Provence 2019 6


Marathon de Salon de Provence 2019 : ça plane pour la PAF

J’avais raté la première édition en 2017 qui devait être une édition unique. Aussi, quand j’ai appris qu’une seconde (et ultime) édition allait se tenir en 2019, je n’ai guère hésité à m’inscrire surtout que j’étais invité par des amis habitant à moins de 10 km de là.

Comme c’était l’occasion d’un gros rendez-vous Courir Le Monde, nous avions décidé avec 2 autres fous furieux de rendre hommage à la P.A.F. (Patrouille de France) en arborant des tenues de pilotes et surtout avec des reproductions d’Alphajets autour de la taille.

9 heures : 1.600 marathoniens attendent le passage de ladite Patrouille de France chargée de donner le départ. Le passage des 8 appareils au-dessus de la place Morgan avec les légendaires panaches de fumée tricolores embrasent la place. C’est un moment d’émotion très intense pour tout le monde. Nous profitons de cet instant magique pour prendre pas mal de photos et on a même la chance incroyable de revoir les appareils passer une seconde fois au-dessus du départ. C’est l’occasion pour nous alors de déclencher nos propres fumigènes tricolores à la plus grande joie du public et du speaker stupéfait.

Les 10 premiers kilomètres nous permettent de nous habituer à nos déguisements un peu encombrants et on remonte le peloton gentiment, au milieu des nombreuses félicitations des coureurs qui nous sollicitent pour de nombreux arrêts-photos. On finit par remonter sur le meneur des 4h30 dont nous doublons l’important grupetto à l’entrée de Salon, aux alentours du 10ème km, en allumant alors d’autres fumigènes jaunes et bleus encore plus puissant que les premiers. Je ne vous raconte pas la stupéfaction du meneur d’allure, d’abord incrédule puis hilare. Sans parler du public qui s’est alors déchaîné.

Dès que la largeur de la route nous le permet, nous effectuons, au top de notre leader, des demi-tours sur nous-mêmes, tantôt à gauche, tantôt à droite, qui amusent le public et dérident les coureurs (même si ceux-ci ont un peu de mal à suivre notre rythme.

Au 15ème km, nous rentrons dans la base aérienne (la légendaire BA 701) qui abrite la P.A.F.

C’est un moment unique pour nous car seuls, les coureurs y sont admis. Ainsi, du 15ème au 19ème km, nous longeons les bâtiments militaires et la piste d’envol que nous emprunterons ultérieurement. Puis, nous sortons de la base pour un joli détour dans la campagne provençale jusqu’au semi, situé à Lançon de Provence (passage en 2h14) où nous retrouvons nos supporters (merci Valérie !). On amorce, dès lors, le retour sur Salon avec une belle montée sur près d’un kilomètre.

Il n’est pas loin de midi quand nous rentrons, une nouvelle fois, sur la base aérienne, pour emprunter la mythique piste d’envol où stationnent les (vrais) Alphajets ainsi qu’un Mirage et un Fouga-Magister. Long aller-retour où la chaleur est terrible sur le tarmac puisque la température atteint près de 30 degrés en cette mi-octobre. Et le ressenti est encore bien pire sur le bitume avec nos combinaisons de pilote qui n’ont rien à voir avec des vêtements techniques !

Les nombreux militaires présents nous félicitent pour l’hommage leur étant rendu par nos Alpha et on en profite même pour effectuer 3 boucles (pardon, 3 passages en piqué) pour leur taper dans les mains. J’essaierai, en vain, d’échanger nos jets bien fatigués contre les originaux bien plus fringants, stationnant sur la piste.

Les derniers kilomètres nous ramènent sur la Place Morgan via le cours Victor Hugo qui traverse le centre-ville. Dernier arrêt afin de récupérer les derniers fumigènes que nous allons utiliser pour l’arrivée. Nous laissons passer quelques groupes de coureurs afin de savourer cet ultime moment de rêve : l’arrivée dans un bruit indescriptible, sous les vivas du public, avec ce panache bleu-blanc-rouge dans notre sillage que la TV a longuement filmé. Séquence Emotion totale ! Et que dire de cette magnifique médaille, l’une de mes plus belles glanées à ce jour.

Pas la peine de vous dire que nous nous sommes débarrassé rapidement de nos attirails. Et le temps de saluer Benoît Z venus nous féliciter (recordman d’Europe du marathon en 2h06 !), nous nous sommes affalés au pied des bassins pour savourer une bière bien méritée aujourd’hui. Nous passerons un bon bout de temps à être congratuler par de nombreux coureurs croisés sur la parcours qui demanderont à voir nos Alphajets pour comprendre comment peut-on courir avec ce genre de truc.

Il y a toujours un moment de blues après un marathon ou un ultra. Et aujourd’hui, c’est encore le cas tant le week-end a été intense émotionnellement, tant par l’ambiance qui a régné que par la chance d’avoir vu en action la P.A.F. et j’espère simplement qu’il y aura une troisième édition…unique.

 

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